Nouveau site
Bonjour à tous, la nouvelle plate-forme du nombril du Dadoo est desormais ouverte quoique encore en cours de remplissage.
Ses particularités : Un max de gadgets (du lecteur deezer décrochable au livre de recettes de cuisine), des niveaux de lecteurs (du visiteur à l’intime, ce qui me remet à l’aise avec l’ecriture), des fichiers à telecharger, des galeries photo (de moi, de moi, de moi !), des pôles spécifiques psycho plus pointus, des zones de recherches réservés aux collègues, des films, une meilleure navigation, et pour l’instant, c’est tout…
Je retente donc une sortie d’over-blog sur du matos plus pro, et, si ce second site est un succès, j’y resterai un peu pour le faire vivre.
Voici, encore une fois, le récit d’une partie de jeu de rôles où tout a dérapé, ce qui a même mené, dans un accès de folie
certains joueurs à en assassiner d’autres… L’horreur de Cthulhu est psychique avant tout…
Distribution des rôles :
Joanie : Professeur Hook, Anthropologue
Benjamin : Professeur Alime, Biologiste
Marina : Professeur Goldberg, Parapsychologie
Justin : Professeur Baker, Archeologue
1935
A l’université de San Francisco, dans le bureau du directeur, 4 des
plus éminents professeurs de l’établissement s’interrogent sur leur convocation et sur l’identité d’un curieux homme en noir, dont la mallette, jetée négligemment sur le bureau du président,
finissait d’ajouter la touche de sérieux qui manquait au personnage.
Le virus de la main bleue, voila ce qui peut rassembler un professeur d’anthropologie, de biologie, d’archéologie et de parapsychologie. L’Homme sous toutes ses coutures, dans l’ensemble de son savoir, c’est rien de moins que le stricte nécessaire pour découvrir la source de ce curieux virus, en Inde, à Dharamsala, là où les deux précédentes équipes ont disparues…
Le virus est pour l’instant supposé, aux vues de la propagation d’un syndrome pathologique accompagné d’un symptôme somatique de main bleue. La paume vire progressivement au bleu profond, parallèlement à l’apparition de puissants accès délirants, à des crises de paranoïa aigüe et des passages à l’acte souvent mortels et d’une fureur sans précédent. 50 cas référencés et isolés à San Francisco, 75 morts innocentes en conséquence. 5 nouveaux cas découvert par jour. C’est trop. Puisque la première équipe chargée de retrouver le patient 0 est partie rapidement pour l’Inde à la suite de ses découvertes, c’est là que la seconde équipe a été envoyée pour les retrouver. Aucunes nouvelles… La troisième, donc se doit de repartir sur les traces des deux précédentes, et, bien avertie et mieux préparées, les retrouver et retrouver le patient 0. Dans cette nouvelle équipe, de grands experts de cette zone géographique Indienne, de la culture, des rites, des croyances et du pouvoir chamanique indou permettront sans aucun doute le succès de la mission. Sur place, le gouverneur Anglais les épaulera sans faille.
Départ fixé à 20h, le soir, à bord d’un Douglas DC3. L’équipe accepte la mission, bien responsabilisée aux conséquences d’une nouvelle forme de rage dans nos sociétés modernes.
Le départ aura lieu 3h plus tôt, finalement, à la demande de l’agent spécial pour des questions de mauvaise météo, à peine le temps de préparer ses affaires. Curieux pourtant qu’un tel problème arrive, car il fait beau depuis plusieurs semaines en ce moment, et les DC3 sont le splus solides avions longues portées de cette nouvelle génération.
Voyage
Arrivé à
l’aéroport, les universitaires entrent dans l’avion et prennent place dans une forme de grand salon très confortable. Le professeur Baker, archéologue, au chapeau de cuir et veste usée, rappelant
par sa jeunesse et sa mâchoire angulaire un héro de film d’aventure, semble inquiet du mystère qui plane autour de cette mission. L’agent reste vague sur les causes de ce départ précipité et
parle d’une recrudescence du virus, au point de toucher l’équipe médical et justifie par là le départ express des experts. L’équipe acquiesce sans trop y croire, les intuitions semblant
contredire le discours officiel de l’agent.
Arrivé sur place, c’est le professeur de biologie, Hank Alime, qui se distingue en vomissant lamentablement sur le tarmac dans le gouverneur de l’Inde. Il faut dire, pour sa défense, que c’était la toute première fois qu’il quittait son San Francisco natal, et que l’avion, dans sa grande découverte, ne l’aide pas à la digestion sur un voyage de 15h. Il n’a donc pas fermé l’œil de la nuit, trop occupé à se vider les tripes et tenter de survivre aux crampes d’estomac.
C’est donc épuisé qu’il alla s’écrouler dans son lit, au palais du gouverneur, qui leur confia simplement un pavillon des invités durant le temps de leurs investigations.
L'enquète commence
Rapidement, l’équipe s’organise. Retrouver les chauffeurs des équipes précédentes, retrouver les affaires, les indices, les contacts passés. Le réseau se tend comme seule une araignée aurait sur le faire. Chaque expert se charge de sa partie. Le chauffeur emmènera le professeur Alime encore barbouillé, sur les bords du Gange, à une heure de route de là, traversant par là même nombre de villages et de villes abandonnées du regard e Dieu. La désolation, l’horreur de la mort, les rituels funéraires ou encore les lépreux et gangréneux s’affichaient à son regard comme autant d’insultes au monde de l’intelligence qu’il défendait. La santé, le bonheur, la joie, où cela se trouvait-il sur ces terres où jamais la mort d’eut mieux trouvé sa place qu’ici-même. Comme gravée dans les chairs, comme enracinée dans les âmes, la mort devient une grimace de la vie. Tout semble arrêté ici sur la seconde avant l’apocalypse…
Au bord du Gange, c’est par centaines que les indous s’en vont se tremper pour un rituel de purification. Alime voyait en tout cela le plus grand bouillon de culture du monde. Pensez donc, un consensus commun fait que chaque malade grave se trempe dans la même eau sur des milliers de kilomètres, quelle répugnance. Et ces cadavres, à proximité de l’eau, comme abandonnés par les leurs, attendant dans le silence de l’éternité que le temps les prenne, petit à petit, dans l’eau du Gange…
Rien, à part tant de choses, rien ne se faisait remarquer ici… choux blanc.
La malle ouverte, trônant au milieu du hall du pavillon des invités, recélait de bien modestes trésors. Les vetements des équipes précédentes abandonnées à la hate, quelques carnets de route de la seconde équipe et des clichés photographiques de paysages neigeux. Le professeur Hook, anthropologue spécialiste de l’Inde, ne reconnaissait pas les lieux… Les carnets mentionnaient les recherches de l’Equipe 2 pour retrouver l’équipe 1 et bénéficier de ses découvertes. Ainsi donc, le travail est fait sur l’Inde, car après une semaine de pérégrination, l’équipe 2 témoigne de son échec. Impossible de savoir où ils sont. La dernière date de ce carnet de bord parlait d’une rencontre à proximité de la ville, une heure de route à peine, une rencontre capitale.
C’est dans ces instants que le professeur Goldberg, pointure de la parapsychologie, spécialisée dans l’indouisme et le chamanisme, tenta, dans sa chambre, de capter des informations sur ces affaires. Le professeur Baker était sceptique, mais en tant qu’archéologue, il sait qu’il faut laisser faire. Ainsi, le professeur Goldberg médita sur ces photos, longuement, jusqu’à capter une voix qui l’appelait. Cette voix était lointaine, mais claire, et se rapprocha de plus en plus. Un visage dépassa de sa brume intérieure et s’imposa à elle comme une évidence, un indou, brun à la barbe blanche argenté, l’appelait à sa rencontre : « Vient me rejoindre ! » ! Elle sortit de là, en sueur, comme choqué tant l’apparition lui était précise. Chose qu’elle n’avait jamais connu auparavant…
Le professeur Baker, pendant ce temps, avait repris contact avec l’ami et guide qui l’assista dans ses recherches universitaires sur la région quelques années plus tôt. Celui-ci était au courant de la main bleue, et l’exceptionalité de l’évènement était surtout dû au fait que les deux équipes précédentes étaient venu le consulter à propos de symboles prébouddhiques de 8.000 ans, car, ici, force est de constater qu’aucun cas de main bleue n’a jamais été détecté.
Les 4 se retrouvent pour partager leurs informations.
Professeur Goldberg : « J’ai ressenti l’appel d’un Brahman, j’ai perçu qu’il avait les pieds dans de l’eau brune, je n’en sais pas plus »
Professeur Alime : « j’étais au bord du Gagne et j’y ai vu beaucoup de Brahmans et de pouilleux… Il se peut qu’il soit là-bas, les autres équipes s’y étaient rendu. »
Professeur Hook : « En effet, les carnets parlent de cet endroit, c’est vers lers fin. Je crois même que c’est la dernière note du groupe 2… »
Professeur Baker : « J’ai également appris qu’ils avaient des notes sur des écritures prébouddhiques, j’irai les chercher ce soir chez mon ami. Nous en saurons plus sur leurs découvertes ! »
Un Brahman qui en sait beaucoup
Une centaine de mètres plus loin, elle poussa un cri de surprise ! Devant elle, à 5 mètres du bord, le Brahman de ses pensées était comme servi sur un plateau. Personne ne semblait s’approcher de lui à moins de 10 mètres et ce vide dans un endroit où la foule abonde est plus que remarquable. Il était en face d’eux, les mains joindre en prière. Vêtu d’un long sari blanc, les cheveux en chignon grossier, la barbe gris argent, il s’approcha et les contempla de ses yeux noirs de jais.
« Je vous écoute » furent ses seuls paroles… avant que le silence retombe comme si le monde des certitudes venait de baisser d’un niveau. Puis la conscience revint, une fois l’inacceptable accepté.
Après une discussion tendue et énervée pour certains, le Brahman révéla l’essentiel de sa connaissance du sujet. Oui, les équipes étaient précédemment passées. Oui, elles l’ont interrogé. Oui, les photos qu’ils lui ont montraient révélaient bien plus que la première impression ne pouvait permettre. Oui, ce sont bien des traces de pas dans la neige. Non, ce n’est pas normal qu’elles s’arrêtent à 10 mètres de l’appareil. Oui, ca veut dire que le photographe a bien pris quelque chose à cet instant. Non, cette chose n’apparaît pas sur la photo. Oui, c’est bien un temple dont on voit l’entrée en forme triangulaire dans la paroi de la falaise derrière. Oui, la réponse est là. Non, il ne sait pas où c’est. Non, il n’est pas le patient 0.
Cette dernière question accompagnait le fait que le Brahman venait d’écarter ses mains et de montrer ses paumes bleues foncées au groupe médusé.
« Je combat par la prière et la méditation les sentiments ignobles qui me traversent. Je ne sais pas comment c’est arrivé, ni d’où cela vient. Je me contrôle et saurai vivre avec cela, ne vous en inquiétez pas. Partez chercher ce temple, car vos amis y sont vivants. »
Le professeur Alime lui fait un prélèvement. Sa priorité est désormais de retourner à Dharamsala pour accéder aux laboratoires de l’Hôpital afin d’étudier le phénomène au plus vite. Les autres ne virent pas d’inconvénient à rentrer…
On accélère la cadence
Il est 20h, voila déjà une heure que le professeur
Alime travaille au labo, et rien encore ne semble permettre de trouver une voie de transmission. Ce sang est désespérément normal.
Le professeur Goldberg, loin de la ville, au pavillon du palais du gouverneur, venait d’avoir une intuition inquiétante… « Comment les photos sont revenues ? » Aucune trace dans les carnets d’un déplacement au Tibet, donc pas de développement ici par l’équipe même. Quelque chose manque dans ce puzzle. L’idée d’aller interroger le gouverneur pour connaître son implication dans cette affaire a caressé un instant les enquêteurs, vite balayé par l’idée des incidents diplomatiques que cela pourrait générer. Aussi, à l’unanimité, ils prirent la décision d’aller directement fouiller son bureau une fois la nuit avancée.
Le professeur Baker partit avec les cliché à la rencontre de son ami afin d’obtenir d’avantage d’information, et ce fut une bonne initiative car il obtenu un plan de la localisation de ce temple peu connu datant de l’air Prébouddhique, adorateur d’un Dieu nébuleux ancien appelé Yog-Sothoth. Cette croyance était à l’époque meurtrière au possible car ce n’était pas moins de douze sacrifices par jour que leur Dieu réclamait pour le satisfaire. La croyance de l’époque s’est éteinte avec une simple pénurie de sacrifiables, un hiver où la neige a, suppose-t’on bloqué les voies d’accès. Les membres de cette religion ont fini par y passer eux-mêmes pour satisfaire leur Dieu. Ironie du sort, rirent-ils.
Une fois dans la pièce du premier étage, après avoir escaladé les moulures du palais, le professeur Hook s’interrogeait sur ses nouvelles prérogatives universitaires. Pourrait-elle faire un article sur ce sujet ? La culture des universitaires américains en Inde : Un traité sur le pillage des gouverneurs. Elle ne se reconnaît plus, mais avait confiance dans l’objectif. Pour l’instant, elle restait couchée et tentait, tant bien que mal de refermer la fenêtre qu’elle venait d’ouvrir. Sa comparse, le professeur Goldberg, avait, quant à elle, raté les premières marches et venait de s’effondrer dans un fracas de branches cassées suffisant pour attirer le garde qui parcourait le fond du parc. Le faisceau lumineux commençait a caresser la façade quand le chien se mit à aboyer. Le professeur Goldberg se releva et justifia d’un malaise lié à un contact psychique puissant. Elle utilisait volontairement les termes plus étranges et lourds pour décontenacer le garde, mais comme celui-ci ne semblait pas décider à l’interrompre, elle prit le parti de lui faire la conversation aussi longtemps qui le faudra pour couvrir la complice.
Le professeur Hook ouvrit quelques tiroirs avant de se rendre compte qu’elle n’était pas dans le bon bureau. L’étage était calme et elle fractura à l’ouvre-lettre les portes anciennes séparant les bureaux. L’usure du forçage se voyait nettement sur les serrures. Aucune chance d’echapper à ça. Elle comprit alors qu’il faudrait partir le soir même. Arrivée chez le gouverneur, elle fouilla et trouva trois choses. La première, ce sont les Passes des frontières, attribués par le gouverneur uniquement, pour passer au Tibet. Elle les tamponna et les rangea dans sa besace. La seconde, une enveloppe Kraft, de la taille des photographies, en contenait une dernière, de l’entrée du temple et un mot « Ils ne reviendront pas, comme vous l’avez demandé. ». La preuve était donc faite, le gouverneur était une menace, il fallait fuir ! Cependant, une troisième chose attira l’attention du professeur. Dans un écrin bleu semblait briller un objet curieux. Elle le sortit délicatement et contempla une statuette émanant une lumière qui irradiait son visage d’une chaleur agressive instinctive. Bien convaincue du lien avec l’affaire et des connaissances du Professeur Baker, elle l’ajouta à son sac et pris le chemin de la sortie. En quelques instants, et quelques coups de chance, elle sortit sans difficulté et rejoignit le palais, suivie du Professeur Goldberg, essoufflée d’avoir tant parler.
Pendant ce temps, un incident fâcheux arriva au professeur Hank Alime à l’hôpital. Habitué des heures sombres de la nuit comme support de travail, il ne s’était pas rendu compte du fait qu’il était désormais seul à son étage. Un étage de labo pour soi aurait été une bonne nouvelle s’il n’avait entendu un bruit sourd de métal au fond du couloir. Parti voir de quoi il s’agissait, il dû se résigner à parcourir ce couloir dans le noir, toutes les lumières étant brisées apparemment. Un mauvais pas le fit chuter, et, dans la pénombre, il entendit un frottement de l’air, un simple souffle, mais eut la certitude que quelqu’un venait de le contourner.
La porte de son labo venait de s’ouvrir. Il se précipita à toute vitesse et pu en un instant esquiver un retour de flamme terrible qui émana de l’intérieur de la pièce. Son agilité lui permit de courir à l’intérieur, et d’éviter les projections d’alcool et de gaz pour tenter de sauver son échantillon de sang et ses derniers résultats. Une glissade l’amena de l’autre coté des portes battantes du labo, une gigantesque flamme léchant le plafond l’accompagnant. Il vit dans le couloir, la silhouette responsable de cet incendie et se jeta à sa poursuite. En quelques instants à sa hauteur, il le mit à terre et au moment de frapper s’abima la main sur le marbre du sol, seul, avec un adversaire qui venait de réussir le tour de force de se volatiliser alors pourtant bloqué entre ses jambes. Le professeur Alime rentra alors au palais, laissant là les pompiers, les travaux non sauvés et l’échantillon de sang qui a eu le temps de bouillir…
Sur place, c’est la panique. Au pavillon, on compte les minutes avant d’être découvert. Un bilan s’impose.
La main bleue de près
Professeur Amile : « J’ai été agressé à
l’Hopital, l’homme n’a pas hésité à bruler le labo et tous mes travaux. Lorsque j’ai essayé de le rettraper, il a disparu. »
Professeur Baker : « Pour ma part, je sais exactement où ont été prises les photos, nous pouvons nous y rendre, mais c’est au Tibet. »
Professeur Hook : « j’ai récupéré des passe-frontières dans le bureau, ainsi qu’un courrier prouvant la traitrise du gouverneur. J’aurai également une statuette à vous soumettre. Vous paraissez pale, professeur Alime… »
Professeur Professeur Goldberg : « Je ressens que quelque chose a changé dans l’atmosphère ici…»
Le professeur Alime revint plus précisément sur agression et expliqua la disparition magique de l’homme. L’équipe s’inquiéta et lui demanda de montrer ses mains. A force de manipulation, tout pouvait arriver. Ses paumes viraient progressivement au bleu profond. Un mouvement de recul les prit.
« Attendez, ce n’est pas volatile, ni par contact, j’ai cherché ! Ce n’est pas dans le sang, ni dans les glandes. Ça ne crée pas de troubles hormonaux ou électriques ! Je ne sais pas comment je l’ai attrapé, mais ce n’est pas en s’éloignant que ca aura plus de sens ! »
Le professeur Hook sortit la statuette pour la montrer à Baker. Celui-ci reconnut la symbolique de Yog-Sothoth. Sa présence dans le bureau du gouverneur est inquiétante. Son ami le soir-même lui a parlé d’une suspicion de reprise d’une secte sur ce Dieu…
Le professeur Alime fut parcouru de sueurs froides à la vue de l’œuvre brillante. Il ne put résister et se jeta sur elle pour s’en emparer. Dès son contact, il se senti parcouru d’une grande force et d’une certitude, celle que les autres voulaient le tuer à présent. Ce qui n’était pas faux pour Baker qui avait sorti son arme au cas où les émanations bleutées qu’il voyait autour d’Alime perduraient. Alime réagit fort à Hook qui tenta de s’emparer de sa statuette. Elle vola contre un mur à l’autre bout du hall, et n’eut que le temps d’ouvrir les yeux avant qu’un canapé robuste en bois massif vint la percuter de plein fouet à l’angle. Elle sentit son corps se briser sous le coup.
Face à cette violence terrifiante, Baker tira, et, par un coup de chance extraordinaire, c’est la statuette qui fut touché au lieu de la tête d’Alime. Celui-ci la senti lui échapper, et un coup de crosse suivant a finit l’affirmer dans son statut inoffensif de professeur de biologie.
Baker partit chercher une voiture et c’est par la menace d’une contagion bactériologique qu’il l’obtint en pseudo moyen de secours. Le subterfuge ne tint qu’un instant mais il suffit à charger tout le monde dans ce Berlier, Hook sur une civière de fortune fabriquée par Alime, mort de culpabilité. La grille du palais explosa en gerbe d’étincelle contre le pare-choc du Berlier. 3h plus tard, ils franchiront la frontière tibétaine…
Tibet, mon Amour
Le problème, c’est le professeur Hook, en morceau après son accident de canapé. Le village hospitalier leur offrira les services de son chamane, accompagné du professeur Alime, qui suit les opérations d’un œil bien incrédule. Au bout d’une heure de rituel assourdissant, Alime s’absente et va rejoindre les autres. Les chevaux sont prêt. Dans une yourte au dessus du village, ils se reposent en buvant un écœurant thé vert au beurre de Yak. Les pierres de granit échappent de-ci de-là du paysage enneigé. Un silence lourd donne cette impression d’une montagne endormie. Lorsqu’Alime rejoint la Yourte, un cri étrange fait écho dans la vallée. Un frisson le traverse. Peut-être le froid ?
Redescendant vers la cabane du Chaman, la surprise fût de taille de voir le professeur Hook sortir sans difficulté, sans boiter, sans douleur et s’étirer à l’air frais. Le chamane sort derrière elle avec une cigarette brune, et lâche ses volutes de fumée à l’air frais, le sourire satisfait aux lèvres, comme pour se moquer d’Alime, lui, le symbole de la science occidentale.
L’équipe apprend en interrogeant les gens du village que les disparitions sont régulières, et que personne ne sait ce qui se passe. Quant au temple, un seul habitant y est déjà allé, et c’est un alccolique notoire. La statuette créera un vent de malaise dans la population qui évitera tout contact avec le groupe. Le chamane leur fermera la porte au nez en hurlant un mot qui semble être, selon le professeur Hook, le mot qui définit le mieux le mot Tabou…
A boire et à manger
Les universitaires reprennent le chemin, à cheval cette fois. Quelques heures plus tard, et un cheval de perdu dans un éboulement, il arrivent sur un plateau. Le professeur Baker sort les clichés et analyse. Pas de doute, c’est bien ici. Au moment où ils s’apprètent à entrer dans le temple, Alime arrète le groupe et les fait reculer avec les chevaux. Il remonte le long d’une bordure et leur fait signe de grimper. Les quatre paires d’yeux contemplent alors le retour d’une ombre laissée à l’hôpital de Dharamsala. Alors qu’Alime commence à chauffer, Goldberg découvre un détail terrifiant. Les traces de pas de cette créature sont les mêmes que sur la photo du premier groupe. Cet être ne s’imprime pas sur les photos, et disparaît à travers les murs. Peut-être ne faudrait-il pas le prendre en frontal…
Une fois la créature entrée dans le temple, le groupe se presse discrètement vers sa porte. Un long tunnel étriqué de quelques mètres de largeur à peine. Au fur et à mesure de leur progression, certains se rendent compte que le plafond de ce tunnel vient de passer de 2 mètres à plus de 20 mètres. Ahurissant, surtout que Baker n’a aucune idée des raisons pour lesquelles un peuple ferait une chose pareille. Ils arrivent dans une pièce circulaire, recouverte de neige. Goldberg s’arrête, une nouvelle intuition la traverse. Où sont les traces du précédent visiteur dans la neige ? Cette neige immaculée n’annonce rien de bon…
Vite repéré par Hook, l’ombre marche paisiblement le long de la voute, la tête à l’envers, sans effort. Hook essaie aussitôt de tester la gravité. Non, rien de nouveau.
Alime est prit d’une nausée, ses mains viennent de revirer au bleu et la statue se remet à briller dans le sac de Goldberg. Le groupe décide de l’éloigner. Il sort de la grotte, haletant, vaseux, et distingue à peine dans la neige une forme blanche qui s’échappe de son regard. Ni une, ni deux, suivant son instinct, il se lance à sa poursuite. Les traces contournent une colline, il suit les traces, elles escaladent une corniche, il s’apprête à grimper quand il se rend compte, comme un instinct d’intelligence, qu’il y a toutes les chances que l’Etre soit juste au dessus de lui. Il lève la tête, juste le temps de voir un gorille se jeter sur lui et l’écraser de tout son long. Bras et jambes sont immobilisés, l’animal le recouvre. Il n’a qu’un œil qui voit au delà de l’animal. Juste à temps pour distinguer un truc noir ailé qui survole la zone. L’ombre partie, l’animal se relève. Alime alors sait qu’il a en face de lui un Yeti. Celui-ci donne l’impression de vouloir qu’on l’accompagne. Au fur et à mesure, il s’éloigne de la zone. Alime le suit…
Invasions
?
Dans la caverne, les choses se gâtent. Au centre de la pièce, une statue de grande taille, qui
semblait être une colonne jusque là, s’est allumée. Des ombres sortant de tous les murs, ont commencé à emplir la pièce. Les trois spectateurs malgré eux se cachent dans l’ombre du tunnel et
assiste à l’impensable. Du toit, par une ouverture donnant sur le ciel, une ombre, une silhouette noire, ailée qui descend et se pose sur la statue. Elle pousse un cri encore inconnu jusque là,
un mélange de couguar et de cri féminin. Les ombres sont à plus de 200, lançant leurs bras vers le ciel. Une seconde ombre ailée descend du ciel, à nouveau, portant quelqu’un. Le
gouverneur.
Le gouverneur est jeté à terre, il gargouille une langue incompréhensible. Baker explique à voix basse qu’il peut connaître une langue par l’écrit, comme ça doit être le cas ici, mais qu’il n’a jamais pu l’entendre. Hook précise que cette langue semble dérivée d’un dialecte ancien tibétain. Mais depuis quand cette langue n’a pas été entendue ? Est-ce de l’humain ?
Au bout d’un temps, le gouverneur sera simplement mis-à mort par décapitation. De là, la statue s’est mise à briller, tout comme la statuette. Une émanation, comme une aura, forme des sphères dans la pièce qui se composent autour de la statue. Les ombres psalmodient, et plus leurs litanies s’élèvent vers la nébuleuse, plus la nébuleuse croît. Un mot revient en cœur et en cri : Yog-Sothoth.
Et puis, tout se réduit, de la nébuleuse à la lumière de la statue, et les formes disparaissent… Et puis plus rien. Et puis plus de traces dans la neige… Et puis plus de gravures sur les murs. Et puis, plus rien…
Le groupe se retrouve dans un calme inattendu. Même le sang du meurtre du gouverneur n’a pas laissé de traces. La statue a disparue, tout semble usé par le temps…
Baker percute ! C’était un rituel prébouddhique d’invocation sacrificiel de Yog-Sothoth ! Mais tout cela se passait il y a 6.000 ans, comment est-ce possible qu’ils aient vu ça ?
Intuition
faussée
Goldberg use de son intuition et évolue dans la pièce, les mains en avant. Elle perçoit de la souffrance, et, au final, creuse la neige et tombe sur un corps. Un corps gelé, déformé, massacré,
mais reconnaissable, un éminent professeur de Boston, de l’équipe 1. Et comme si elle contactait un don unique, soudain, elle perçoit la présence d’une dizaine de corps, sous la neige, ici même.
Elle revoit des scènes de mort, ressent les souffrances. Un bruit de recharge de fusil à pompe a fait sursauter les trois collègues. Une forme floue se détache progressivement du fond de la
salle. Une silhouette humaine, armée, un regard fou, de la bave, un professeur de l’équipe 2 !
Baker sort son arme et l’abat en pleine tête. Hook ramasse son arme et pointe Baker, Elle tire, Baker vole dans la pièce, Goldberg attrape l’arme de baker et pointe Hook qui la suit en ligne de mire. Baker, ensanglanté, mais aux fonctions vitales épargnées, regarde ses mains. Bleu vif. Il voit Hook et Goldberg se pointer, la statuette au centre des deux.
Alime vient d’arriver dans une communauté Yeti. C’est si chaleureux. Primitif, mais chaleureux et doux. Il les voit lui ramener de la nourriture, et une forme d’igloo lui est mis à disposition. Il mange avec entrain, et, la fatigue le prenant, se couche dans son igloo. Un igloo qui n’existe pas, qui n’a jamais existé, sans yéti non plus d’ailleurs. Et Alime s’allonge et s’endort dans la neige. Son souffle se ralentit, son cœur aussi, tout semble lourd, ses paumes sont bleues.
Péniblement, ensanglanté, Baker se relève, et attrape une pierre lourde. Il s’approche de Hook, et la frappe suffisamment fort pour qu’elle meure sur le coup. Il s’effondre à coté et ne comprend pas ce qui s’est passé ! Il voyait la statuette, il voulait briser la statuette ! Pourquoi la statuette a disparu, pourquoi est-ce Hook qui tombe ? Pourquoi Goldberg pointe son arme sur lui ? Pourquoi se sont-ils entretué alors que chacun a cherché à calmer les choses…
Les deux sortent, en se braquant. Goldberg vient de remarquer le bleu sur ses mains. A 50 mètres sur la caverne, elle décide de retourner l’arme contre elle et de menacer Baker de tirer. Celui-ci, la voyant faire, décide de faire de même. La douleur le lance mais il assume. La tension est palpable. Si l’un des deux flanche, l’autre n’hésitera pas à l’abattre. Baker tremble sur lui, pose un genou à terre. Goldberg veut savoir ce qui s’est passé. Baker n’a le temps que de souffler « ce n’est pas un virus… c’est un piège… les sacrifiés, c’est nous… » et meure dans la neige.
Epilogue
Goldberg voit la dernière âme amie s’envoler. La nuit commence à tomber, elle regarde ses mains. Blanches. Il commence à neiger. Ils en auront fait
du chemin pour mourir si loin. Mais déjà Goldberg fait demi-tour. Elle ramasse l’arme de Baker et retourne à l’intérieur du temple. Ils vont sans doute envoyer des secours, comme ils l’ont fait
pour ceux d’avant, et encore ceux d’avant… mais pourquoi que des universitaires ? Et qui est finalement ce Mister X ? Et le Brahman, pourquoi a-t’il dit qu’ils étaient vivant ? Au
fur et à mesure qu’elle rentre dans la caverne, ses mains revirent au bleu. Lorsqu’elle arrive dans la grande salle, un grand feu brule dans un âtre. Le lieu est confortable, un repas l’attend
sur une table. Et la statue de Yog-Sothoth brille à nouveau au centre. Elle l’aime cette statue, elle aime cet endroit, elle est puissante, ici, invincible. Le monde n’entrera pas ici.
Quitte à ce qu'elle se sacrifie pour ça !
FIN
Sens
renaissance tente le pari ambitieux de proposer un jeu de rôle d'inspiration métaphysique et philosophique. En PDF de 200 pages, celui-ci vous propose d'emmener vos joueurs dans un monde
où la reflexion philosophique sur la réalité du monde, des choses, du libre arbitre, est bien plus fondamental que de taper du nain.
Je m'interesse beaucoup à cet ouvrage, gratuit en ligne et sinon, 15€ à l'achat, et suis en cours d'acquisition de l'oeuvre.
Connaissant certains de mes lecteurs, Toan, Twenty, Sophie, Joanie, et d'autres, je sais que ca vous interessera que je mette ici un lien vers la page de téléchargement.
Extrait de l'intro
« On dit souvent que chacun voit dans les choses ce qu'il veut y voir. Personnellement, nous avons deux passions, la Philosophie et le jeu de rôle. Nous avons longtemps cru que ces deux passions étaient incompatibles. Le temps que nous passions à jouer aux jeux de rôle ne semblait pas investi dans nos études philosophiques. Les parents levaient les yeux au ciel et les professeurs nous accusaient de fainéantise.
L'ouvrage que vous avez sous les yeux nous permettra sûrement de jeter un pont entre ces deux univers. Car si chacun voit dans les choses ce qu'il veut y voir, nous avons naturellement vu dans l'ouvrage suivant « le Jeu de rôle » et « la philosophie ».
[...]
La thèse philosophique défendue par l'auteur est claire : Le jeu de rôle et ce que nous appelons la Réalité possèdent des points communs. Ces derniers révèlent une structure
identique entre
les deux univers. Or la métaphysique est justement la science qui cherche à dire comment est le monde.
La métaphysique recherche ce que sont les objets du monde. Elle veut découvrir, dans la Réalité, une
structure stable. »
http://www.roliste.com/amateur.jsp?id=367
Voila, on m'a souvent demandé de raconter les histoires qui émergeaient des One Shot FreeStyle que je pouvais faire en Jeux de rôles. Avec plaisir donc, et j'ai créé une rubrique pour cela sur ce blog.
Je m'interesse beaucoup aujourd'hui aux face à face en JDR, c'est à dire n'avoir qu'un seul joueur pour une immersion complete.
Voici l'immersion d'un joueur que j'ai initié, Mike, au temps des chevaliers :
William Wallace était de loin le meilleur chevalier du royaume d'Aventis.A 35 ans, il dirigeait les armées du roi Edgar II et formait les futurs chevaliers du Royaume. Alors qu'il ripaillait coimme à son habitude, entouré de ses jeunes apprentis dans une taverne de la capitale d'Aventis, un envoyé du roi vint, haletant à sa rencontre pour le prévenir que le roi voulait le rencontrer sur l'heure.
William finit sa bière, laissa ses compagnons et se mit en chemin du palais, au coeur de la ville. Sur le chemin, populaire et acclamé, il reçu les hommages de nombre de ses concitoyens, mais certains, plus téméraires que d'autres, s'approchainet d'avantage pour lui demander à voix basse "Messire, est-ce vrai ce que l'on raconte ? Iggdrazyl préparerait la guerre ?". Wallace répondait simplement qu'il n'en savait rien, mais qu'il était convié chez le roi et qu'il en saura plus à sa sortie.
Devant la porte de la salle du trone, alors qu'il s'apprtait à passer les deux gardes de la salle royale, une jeune femme vint lui saisir le bras et le tira de coté, hors du passage. La jeune princesse s'inquiétait beaucoup. Elle disait le roi furieux et incontrolable. Il avait cessé de se confier à sa fille qui en souffrait beaucoup. Elle demanda donc à Wallace de partager avec elle les secrets du coeur troublé de son pauvre père.
Wallace pénétra dans la salle du trone et vit le roi hors de lui. Il fustigeait les valets qui n'avaient rien fait, jetait les boissons à la tête de ses soldats et hurla de rage en voyant Wallace. Le roi tonna l'évacuation de la salle et en quelques secondes à peine, Wallace et lui étaient en tête à tête. Au plus haut secret de l'Etat.
"Wallace, mon fidèle serviteur, le roi Henry du royaume d'Iggdrazyl lève une armée pour nous attaquer. Alors que cet homme est mon cousin et que nous avons toujours vécu en paix, voir même que nous avons guerroyer ensemble, celui-ci s'apprète à nous combattre. La raison ? Aucune idée, mais il semblerait que mes espions aient entendu dire que nous-même préparerions une attaque. Autrement dit, Iggdrazyl est victime d'une rumeur mal intentionnée. Des gens, dans l'ombre, lève ma famille contre mon armée. Et je refuse cela !"
Wallace comprit d'avantage pourquoi tant de passants l'avaient interpelé sur la question de la guerre alors qu'il n'était lui-même au courant de rien.
"Wallace, tu vas aller sans armée aux portes d'Iggdrazyl porter un message de paix à mon cousin, tu vas faire cesser cet armement et je veux également que tu trouves les auteurs de cette rumeur et que tu les chaties justement !"
Wallace acquieça... Le roi plongea un regard noir dans ses yeux, quelques longues secondes puis finit par dire "Des questions ?", Wallace secoua la tête, alors celui-ci se mit à tonner "Que fait-tu encore là alors que ton pays te réclame ! Fout le camp sur le champ et que je ne te revois plus avant que la paix règne à nouveau sur nos deux pays !"
Wallace partit en courant de la salle, esquivant une assiette à apéritif. La fille de roi, les deux mains sur la bouche, le vit fuir lui également devant la colère du roi. Il s'arreta quelques instant auprès d'elle et lui confia la terrible nouvelle. Elle comprit enfin ce qui faisait trembler les murs de ce palais...
Wallace choisit Victor, son meilleur élément pour l'accompagner. Il pensait à juste titre que ce voyage diplomatique serait une bonne formation pour celui qui le remplacera un jour auprès du roi. Ils firent seller leur chevaux et demandèrent au palefrenier, Jacques, de les accompagner. Celui-ci pris donc son âne et les trois hommes se mirent en route.
Ils arrivèrent dans une foret épaisse où le soleil ne perçait que rarement au travers des feuillages drus. L'odeur d'humus revigorante et la fraicheur ambiante étaient plutôt bienvenue tant la journée avait été chaude. Mais à mi-chemin, au coeur de nulle part, les fourrés trahirent de la vie en s'agitant maladroitement.
Wallace sortit son épé et s'approcha de l'un d'eux. Il écarta les braches délicatement mais vit soudaienement un brigand y bondir de derriere comme le diable d'une boite ! Il esquiva adroitement, le briogand se retrouvant à terre, mais déjà, Victor l'appelait à son secour face à la prolifération d'enemis au mètre carré. Il fit volte -face et vit une bonne dizaine de brigands avec, en leur centre, un colosse de 2 mètre, torse nu extrèmement large et musclé, riant à belle dent.
"Messire ! Calmez-vous, nous ne sommes que de généreux douanier, offrant la vie sauve contre de l'argent ! Soyez sage et payez-nous, afin que tout le monde puisse vivre !" Wallace demanda le tarif. L'oeil du brigand brilla d'une malsaine lueur." Tout ce que vous avez suffira !"
Derrière lui, les choses s'enervèrent. Victor dégaina ses épées courtes, deux jumelles qu'il maniait à la prerfection, et entailla le corps d'un brigand qui s'approchait trop. Jacques prit les jambes de son âne à son cou et fila ventre à terre en rebroussant chemin, mais il fut pris en chasse par un brigand à cheval. L'attaque était lancée, et Victor tailla dans le gars à tour de bras.
Wallace descendit de cheval et attaqua le colosse qui contra aisément, en riant. Les épées se heurtaient dans un bruit de cauchemar, et wallace se retrouva rapidement à terre, une esquive et un coup bien placé (indigne d'un chevalier, certes, mais efficace) plia le colosse en deux en lui coupant le souffle. Wallace tenta de l'assomer mais ne parvint qu'à le sonner quelques secondes. Le colosse frappa l'armude de Wallace au poing sur le thorax, pliant la tole et coupant le souffle de Wallace, desormais trop engoncé dans le fer qui le défendait jusque là.
Wallace frappa donc du plat de l'épée de toutes ses forces le crane du colosse qui tomba à genoux, au bord du KO. Ils conclurent de la soumission du colosse et de la grace que lui ferait le chevalir d'Aventis.
Quand Wallace se releva, c'était pour voir son apprenti s'acharner à l'épée sur des cadavres. Il le desarma, le remit en selle sans plus parler, et fit demi-tour à la recherche de Jacques, le palefrenier.
Il le retrouvèrent non loin de là, nu, sans l'ane, la gorge tranchée. Wallace prit cela avec philosophie tandis que Victor fulminait. Ils repartirent en direction d'Iggdrazyl et, croisant le colosse qui leur fit un signe amical, bien heureux d'^^etre en vie, Wallace entendit son jeune apprenti finir un travail qu'il n'avait pas commencé en passant à sa hauteur, et la tête du chef des brigands rouler à terre. Wallace compritr alors que jamais auparavent Victor n'avait tué d'Hommes...
Quelques instants plus tard, au bord d'une rivière où tout deux nettoyaient leur lames, William exprima son mécontentement à Victor, celui-ci lui répondit, les yeux noirs "Je ne suis pas chevalier, et j'ai nettoyé les forets de mon roi. Je ne m'en voudrai jamais d'avoir tué les assassins de Jacques, au nom de la justice de mon roi Edgar II !" Wallace n'insista pas, remettant d'un coup de poing la tole de son bustier en place.
Les deux hommes chevauchèrent jusquà la nuit, et s'arreterent dans une auberge. L'aubergiste accueillit le chevalier d'Aventis avec les honneurs dûs à son rang. Il leur offrit le gite et le couvert. Pendant le repas du soir, un homme encagoulé vint poser des questions sur la destination des deux chevaliers. Wallace répondit qu'ils partaient pour Iggdrazyl voir la rumeur de plus près, il se pensa prudent en en disant pas plus sur ce que, finalement, cet homme savait déjà, mais l'homme coupa court à la conversation, pretextant un rendez-vous et quitta l'établissement. Wallace apprit que celui qu'il prenait pour un habitant du village en était étranger, et il n'eut pas le temps de réagir avant d'entendre le coavalier filer en direction du royaume d'Iggdrazyl...
La nuit fut douce, surtout avec la serveuse dans son lit...
Au lendemain, Victor s'enferrait dans son silence, il n'avait visiblement pas dormi et refusait de parler de ce choc que fut celui de tuer 7 hommes en quelques instants. Wallace s'inquiétait. Ils repartirent et chevauchèrent jusqu'au soir, ne s'arretant à midi que pour manger les provisions copieuses que leur avaient préparé la serveuse heureuse.
Le soir, dans la seconde auberge du voyage, une madone énorme et généreuse, riant à belle dent, les accueilli et se prit d'affection pour le petit. Le repas fut copieux et les villageois curieux, mais Wallace avait retenu la leçon et ne dit mot à qui que ce soit de la mission que leur avait confié le roi. Il obtint par contre un parchemin de propagande d'Iggdrazyl qui invitait les frontaliers d'Aventis à rejoindre leur armée. Il offrit une pièce à un jeune de ce village pour qu'il porte dès le lendemain le parchemin au roi, preuve de l'armement !
A la nuit tombé, n'ayant qu'une chambre de libre, la mère effrontée proposa de partager son lit avec celui des deux qui aimeraient. Wallace, fatigué, envoya son apprenti se changer les idées.
Mauvaise idée car au coeur de la nuit, c'est une lame aiguisée sur son cou dénudé qui le réveilla. Un assassin, souriant de plaisir s'apprétait à trancher la carotyde de notre héro. Il expliqua à voix basse qu'il faut être bien bete pour trahir les secrets de son roi avec un inconnu dans une auberge. Et que forcément, s'il va jusqu'à Iggdrazyl, cela en embètera plus d'un, donc il vaut mieux que les choses se finissent ici et maintenant.
(jet de dé critique sur Chance) Comme sorti de nulle part, une buche lourde s'ecrasa sur la nuque de lm'assassin. Un sourire aux dents éclatantes taillada la nuit et Victor, en caleçon de flanelle, releva Wallace avec ironie. "Il est des moments heureux, comme celui d'avoir faim après l'amour. Car sinon, je ne serai jamais passé devant votre porte messire. Que faisons-nous de ce malandrin ?"
"Nous l'attachons, Victor, et nous le faisons parler !" Sitot dit, sitot fait et l'assassin saucissonné su aussi surement qu'il était en bien facheuse posture pour négocier. Il nia tout d'abord ce qu'il avait précédemment déclaré. Il se mit à table que quand Wallace lui arracha, à l'unque force de son poignet, les deux deux de devant.
"Attendez, arretez ! Je travaille pour un armateur, Maitre Oscar ! Il est producteur des armes et des protections du roi Edgar II ! C'est lui qui veut la guerre et qui m'a chargé de vous tuer !"
"Bien, cela sera plus simple que prévu ! Demain, nous serons à Iggdrazyl et nous avons déjà un témoignage concernant la rumeur ! Et j'ai par dessus tout le nom du responsbale, dont je vais m'occuper personnellement !"
Le lendemain, ils chargèrent l'assassin sur leur cheval et se mirent en route de la frontière. Celle-ci, à leur arrivée, était armée. Les soldats refusèrent l'entrée sur le territoire d'un chevalier d'Aventis. Mais leur supérieur, Richard, qui connaissait bien Wallace pour avoir partagé des champs de bataille avec lui, lui fit une fete de le revoir et accepta de l'escorter jusqu'au palais d'Edgar II.
Les trois cavaliers arrivèrent aux portes de la ville. "Il nous faut des preuves pour convaincre le roi, allons au condottière !" s'écria Wallace. Dans la cours du condottière,, Wallace expliqua l'affaire, mais le condottière était perplexe. Il entra avec les trois hommes, laissant le prisonnier avec les chevaux, et les installa, le temps d'envoyer certains de ses soldtats chercher ce Maitre Oscar. Quelques heures passèrent agréablement, a discuter de la politique, des armes, des chevaux et de la loyauté. Mais quand le dernier soldat revint, il portait, comme les autres, une réponse négative. Il n'existe nulle part dans le pays, un Maitre Oscar, et de plus, c'est le roi Henry qui est seul maitre de l'armement du royaume. Le condottière fit demander audience pour Wallace.
Quand Wallace sortit dans la cour pour demander des explications à l'assassin, celui-ci avait disparu, semble-t'il, pendant le temps mort entre la relève de la garde. Wallace avait de moins en moins de cartes en main et dut se résoudre à aller chez le roi Henry avec que son honneur entre les mains...
Arrivé devant le roi Henry, Wallace sort son arme et la pose à terre. "Voici l'arme qui a soutenu les deux royaumes. Je suis émissaire de paix et souhaite que vous entendiez la vérité. Tout ce que vous croyez sur le royaume d'Aventis est porté par d'infames rumeurs ! Ne vous laissez pas séparer de votre cousin bien-aimé. Celui-ci m'envoie vous dire qu'il n'a pas changé de regard sur vous et vous reste fidèle."
"La manoeuvre est grossière, Seigneur Wallace. Et je saurai y voir clair. Tout d'abord, depuis que cette soi-disant rumeur disant que Aventis armait au sud et conspirait contre moi, j'ai envoyé 4 émissaires et diplomates qui ne sont jamais revenu, j'ai appris qu'ils étaient cependant tous parvenu au chateau de votre roi. De plus, mes espions, au nombre de 12, m'ont rapporté dans les moindres détails la position des armées de votre roi dans le sud et le fait que notamment, il s'approche dangereusement de la frontière ! "
Alors que Wallace tenatit de défendre l'honneur de son roi en plaidant sa cause, un jeune soldat arriva dans le dos du roi Henry et lui sussura quelque chose à l'oreille.
Ah, le serpent ! Pendant que je palabre avec vous ici, il a commencé à envahir mon pays par le sud ! Je ne saurai laisser cet homme, tout cousin qu'il soit, m'attaquer ainsi ! Quant à vous, Wallace, traitre à ma courrone, manipulateur et assassin en mes murs, je vais vous faire executer sur le champ en représaille immédiate !"
Wallace n'en croyait plus ses oreilles, était-il le jouet de son roi, ou Henry se trompait-il ? Il dut choisir son camp et comme jamais il ne trahira son roi, qui semble décidé à attaquer Iggdrazyl, il sera son chevalier au coeur de l'ennemi ! Un coup de pied bien placé sur le manche et son épée millénaire bondit dans ses mains ! Il tenta une attaque fulgurente vers le roi mais fut bloqué par son ancien camarade desormais ennemi. "Es-tu fou, William ? Tu periras pour cet outrage !"
Wallace lui porta un coup tranchant qui lui fit tomber dans un cri d'agonie son bras gauche. Il n'avait que quelques secondes pour se décider et décider le la suite de l'histoire de son royaume.
"Pour Edgar !" L'épée fit sauter la tête du roi Henry pendant que ses gardes étaient mantenus et combattus par ce lion de Victor. La tete roula à terre, Wallace senti le poid de cette action. Desormais, sans roi, l'armée serait desorganisée et son bon roi Edgar n'aura aucun mal à pénétrer le pays.
Il sauta dans la cour le rejoindre. Il prit les chevaux avec Victor et galopa aussi loin que possible du palais ensanglanté de son infamie.
Quelques heures plus tard, laissant reposer les chevaux, Victor lui demanda "Pourquoi ne pas m'avoir donné le vrai but de votre quète, messire ?", "Parce que je l'ignorait alors..."
Ils reprirent le chemin en direction du sud, pour rejoindre leur roi qui dirige les troupes d'attaque de l'invasion d'Iggdrazyl.
Mais arrivée aux frontières, ils durent se rendre à l'évidence, aucun champ de bataille à l'horizon. Les habitants-même ne voyaient pas de quoi parlait ce chevalier d'Aventis. Non, jamais leur voisin n'avait tenté de pénétrer par le sud. Rien à signaler.
Wallace et Victor comprirent alors l'horrible vérité. Le roi Edgar II était toujours au palais d'Aventis, attendant le retour triomphal de son émissaire de paix...
Le voila devenu, à cause d'une rumeur bien maitrisée, chevalier errant, ne pouvant plus jamais revenir sur les terres de son bon roi Edgar II. Victor pleura, Wallace pria. les deux se remirent en route dans l'espoir de retrouver le coupable de cette machination, et c'est sur à parier que le prétendant au trone d'Iggdrazyl a à voir avec cette infamie !







