Nouveau site
Bonjour à tous, la nouvelle plate-forme du nombril du Dadoo est desormais ouverte quoique encore en cours de remplissage.
Ses particularités : Un max de gadgets (du lecteur deezer décrochable au livre de recettes de cuisine), des niveaux de lecteurs (du visiteur à l’intime, ce qui me remet à l’aise avec l’ecriture), des fichiers à telecharger, des galeries photo (de moi, de moi, de moi !), des pôles spécifiques psycho plus pointus, des zones de recherches réservés aux collègues, des films, une meilleure navigation, et pour l’instant, c’est tout…
Je retente donc une sortie d’over-blog sur du matos plus pro, et, si ce second site est un succès, j’y resterai un peu pour le faire vivre.
Quand on est sur un chemin spirituel, on est toujours face à un paradoxe complexe, puisque nous croyons que ce que nous appelons notre vie n'est qu'une des multiples étapes de notre évolution. Il est alors normal de réduire l'impact qu'elle a sur nous, en prenant un recul d'ensemble, mais ainsi, on risque de sortir de la partie et de nous retrouver dans le milieu des Astraux, ceux qui se sont déraciné à force d'essayer d'attraper le soleil...
Je cadre mon article d'aujourd'hui autour de deux citations de grands maitres. Tyohar, un enseignant israélien dans la lignée du maitre Osho et
de la musique techno et Sogyal Rinpoche, un des plus grand maitre bouddhiste de notre temps, réincarnation de Maitre du 13ème Dalai-Lama, Lérab Lingpa Tertàn Sogyal... Tout ceci pour dire que je
considère ces deux bases comme une somme de sagesse millénaire. Donc, empiriquement valide.
"Le chemin spirituel ne consiste pas à obtenir plus de connaissance ou à devenir plus fort dans des croyances. Ce ne sont que des activités du mental, une protection de l'ego. La
spiritualité est l'expansion de la Conscience, la réalisation que nous sommes la Conscience elle-même. Votre être n'a pas de nom, il est libre de toute identité ou définition. La liberté est tout
simplement la reconnaissance de cela." Tyohar.
La première difficulté que nous avons quand nous abordons la question du spirituel est de délimiter la frontière entre psychologique et spirituel. L'ego, que le psychologique tente par tous les
moyens de guérir est cette pierre qui alourdit l'Etre et dont il doit se débarasser pour le spirituel. Ce qui me travaille le plus, c'est d'essayer de savoir laquelle de ces approches doit être
dominante dans ma vie. D'un point de vue phylogénétique, aucun doute, la somme de mes vies compte plus que cette vie seule sous le nom de David. Mais d'un point de vue Ontogénétique, l'évolution
de cette seule vie se détermine directement par la manière dont je la vie. Je cheris cette vie comme une mère de dizaines d'enfant veille au mieux sur chacun d'eux et leur accorde la même
importance.
Se séparer de l'un ou de l'autre est une déchirement sans nom. Renoncer aux valeurs sociales et humaines pour se focaliser sur l'Etre en écartant l'ego est un renoncement complet sans retour.
Quelle prise de conscience alors que de voir que les concepts de famille, d'amour, d'amis, de supérieur, d'autorité ou même de morale n'a plus de représentation sur l'axe spirituel. Nous nous
devons d'évoluer, de créer la paix en soi, d'augmenter notre tolérance mais, que d'illusions perdues pour en arriver là !
"En Tibétain, le mot pour corps est 'lu', ce qui signifie 'quelque chose que vous laissez derrière', comme un bagage. Chaque fois que nous disons 'lu', cela nous rappelle que nous ne sommes
que des voyageurs, prenant refuge temporairement dans cette vie et dans ce corps." Sogyal Rinpoche.
Je pense souvent à Jacques Lacan, grand psychanalyste (de génie) du XXème siècle à la hauteur du célébrissime Sigmund Freud (pour qui j'ai une affection que je
n'explique pas...). Jacques Lacan expliquait au détour d'une conférence le rapport selon lui entre l'homme et Dieu et m'a choqué en prononçant cette simple phrase que tant de ses disciples et
élèves ont refoulés aussi sec... "L'Esprit ne communique à l'Ame que par le Corps" (interview video par J-A. Miller). Lacan explique par la suite qu'il est improbable de
trouver des à¢mes obsessionnelles, nevrotiques, psychotiques ou autre. Donc cette part de nous que nous offrons au monde est la résultante directe du vécu du corps sur terre. Un artefact qui
expose une part supposée de nous au monde que notre corps discerne. La question importante dans ce cadre est la suivante : Puisque notre esprit est visiblement la réponse que nous donnons au
monde que nos sens perçoivent, qu'en est-il de cet autre monde que notre ame ressent ? A force de vouloir être sur et certain, nous adoptons le paradigme du chercheur scientiste en nous
appuyant que sur ce que la majorité peut observer. Mais qu'en est-il de notre vécu interieur ? Aucun scientifique ne peut démontrer la psychanalyse, et pourtant elle marche, aucun chercheur
ne peut approuver le vécu interieur de la méditation, mais il peut en constater les effets stupides sur l'organisme (Normal que la méditation apaise puisque nous lachons tout le poid que nous
mettons sur le reel et dont notre corps n'est que le triste porteur, faut écouter les moines avant de leur mettre des electrodes sur le crane...).
Si je peux considérer mon corps sur terre comme une entité dotée d'un esprit, et que, sur un autre plan existe mon ame et ses liens subtils au corps, lequel a le plus de valeur dans une
vie ? Lequel dois-je écouter ? Et pourquoi ne sommes-nous pas tous dans des temples à travailler sur la question ?
Une dernière pensée pour mon ami Elfic qui me dit régulièrement, en référence à Nietzsche "Est fou celui qui ne cherche pas Dieu"... Si vous avez des
éléments de réponse, n'hésitez pas à enrichir mon article. Après tout, cette question est surement la plus vieille de l'humanité (après "Qu'est-ce qu'on mange, ce soir ?")
Amitiés !







